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2 entreprises de construction sur 3 doivent faire face à des absences temporaires à cause du coronavirus

covid

64 % des entreprises de construction, soit presque 2 sur 3, ont dû faire face à des absences dues à la quatrième vague de COVID-19 (maladie ou quarantaine obligatoire), ce qui a ralenti les activités de construction. C'est ce qui ressort d'une enquête de la Confédération Construction, à laquelle 220 entreprises ont participé. 4 entreprises de construction sur 10 utilisent pour le moment le chômage temporaire pour cause de coronavirus et ce, alors que 75 % des entreprises de construction recherchent des collaborateurs supplémentaires. « C'est pourquoi le gouvernement doit travailler urgemment et sans tabou à l'activation des demandeurs d’emploi et des personnes inactives », explique Niko Demeester, Administrateur délégué. « Notre secteur reçoit chaque candidat à bras ouverts, et forme de nouveaux collaborateurs sur le lieu de travail. »

 

La quatrième vague de coronavirus frappe la société de plein fouet, et les entreprises de construction sont fortement touchées pour le moment, selon une enquête de la Confédération Construction. Environ 6 entreprises de construction sur 10 ont dû faire face, la semaine dernière, à une ou plusieurs absences consécutives à des cas de COVID-19 ou à des quarantaines obligatoires, par exemple lorsqu'un enfant est malade. Ce nombre élevé d'absences liées au coronavirus entrave l'activité de construction : 95 % des entreprises touchées voient par conséquent leurs délais de livraison rallongés et 93 % d'entre elles connaissent des hausses de coûts liées à l'augmentation de ces délais de livraison. 4 entreprises de construction sur 10 doivent mettre des travailleurs au chômage temporaire pour cause de coronavirus. En comparaison, ce chiffre s'élevait à 11 % à peine en septembre.

 

Dans le même temps, la Confédération Construction constate qu'il reste un ou plusieurs postes vacants dans 75 % des entreprises de construction. Et cela n'est pas sans conséquence pour le consommateur : 25 % des entreprises limitent leurs devis, alors qu'un cinquième des délais de livraison sont rallongés. 56 % des entrepreneurs recherchent leur personnel surtout via le bouche-à-oreille, 42 % via le Forem et/ou Actiris, 13 % recrutent à l'étranger (surtout des travailleurs détachés), et 12 % offrent des salaires plus élevés.

 

Pour le moment, nous comptons 18 500 offres d'emploi ouvertes dans la construction, soit 7000 de plus qu'il y a un an. « En outre, nous accueillons chaque candidat à bras ouverts. Quiconque a envie de travailler, est le bienvenu dans la construction. Nous nous occupons même de la formation nécessaire », assure Niko Demeester, patron de la Confédération Construction. « C'est pourquoi il est grand temps d'activer les nombreux demandeurs d’emploi et inactifs, et de les rediriger vers des emplois. »

 

6 milliards d'euros sont prévus pour la relance, pour la période 2021-2026, entre autres pour assurer la durabilité des logements et bâtiments et pour les travaux d'infrastructure. À peine un quart des entreprises de construction remarquent déjà l'effet de ces plans de relance sur le volume des marchés publics et, de plus, cet effet est généralement limité ou modéré. Ici aussi, la fédération sectorielle recommande aux autorités d’accélérer le rythme des marchés publics, d'autant plus que nous connaissons un sous-investissement dans notre pays depuis des années.

 

En ce qui concerne l'augmentation des prix des matériaux de construction, nous remarquons une légère amélioration : elles se révèlent moins prononcées que lors de l'enquête effectuée en septembre de cette année. Cependant, 53 % des entrepreneurs sont encore confrontés à des augmentations de prix, contre 59 % en septembre. Les délais de livraison des matériaux s'améliorent aussi. 54 % des entreprises de construction parlent d'une prolongation de plus de deux semaines (contre 62 % en septembre) et 31 % d'une prolongation de plus d'un mois (contre 36 % en septembre).