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Le Conseil supérieur a préparé son avis concernant l'introduction des tests rapides sur le lieu de travail

Corona
  Wim Deloof
  25 March 2021
sneltest
  • Les tests doivent toujours être effectués sous le contrôle d'un médecin du travail, comme décrit par l'AR du 5 janvier 2021.
  • L'objectif n'est pas d'utiliser les tests rapides à grande échelle pour un dépistage préventif systématique de groupes entiers de travailleurs. Il n'y a pas assez de tests disponibles et les services de prévention externes n'ont pas la capacité de les réaliser.
  • Les entreprises doivent encadrer l'utilisation des tests rapides dans une politique de prévention du COVID plus large. Pour ce faire, les éléments les plus importants restent le Guide générique et les protocoles sectoriels. Les partenaires sociaux ne considèrent pas les tests rapides comme une solution miracle, mais comme un instrument supplémentaire dans le cadre de situations problématiques spécifiques, comme les clusters. Dans ce cas, ces tests peuvent être utilisés en cas de contacts à risque faible ou même plus largement, et ce afin de mieux surveiller les clusters dans la population des entreprises. Les tests rapides peuvent également se montrer très utiles pour les emplois à profil de risque élevé et pour les équipes de travailleurs étrangers qui ne travaillent ici que temporairement, et dont au moins un présente des symptômes ou a été testé positif au coronavirus.
  • Dans ce cas, les employeurs ont donc la possibilité de demander des tests rapides à leur service externe pour leurs collaborateurs qui ne peuvent pas télétravailler. Mais il ne s'agit pas d'une obligation. D'ailleurs, c'est l'entreprise qui devra supporter les frais relatifs au testing.
  • De plus, les employeurs ne peuvent en aucun cas obliger leurs travailleurs à passer un test rapide, et encore moins en connaître le résultat. En effet, il s'agit là de données médicales, soit le plus haut degré de protection selon le RGPD.
  • Sur instruction du médecin du travail, il sera également possible (pour une période limitée) d'effectuer des tests rapides de manière répétitive (par exemple deux fois par semaine) qui ne seront pas basés sur des infections connues. Par exemple, ils pourront être réalisés en raison de la nature des activités, d'une plus forte incidence récente ou si la circulation du virus est plus élevée dans la région.
  • N'oubliez pas : l'utilisation des tests rapides ne peut jamais être un prétexte pour ne pas respecter les mesures de prévention en vigueur sur le chantier et lors des transports collectifs et/ou pour se soustraire aux obligations de quarantaine !

Nous nous attendons à ce que le gouvernement adapte très bientôt les mesures en vigueur, sur la base de ces règles. Il en va de même pour les instructions disponibles sur le site de Sciensano.